Chez Absentminded, pour ceux qui ne sont pas toujours là...

Un narcissisme blogguesque saupoudré d'une fine couche de dessin, et nappé de beaucoup de musique.

11 décembre 2009

ACDC - TNT

Comment on peut proposer à quelqu'un d'aller en boîte après un concert de Elle, ça m'échappe !

 

Putain, les mecs, je suis trop AIGRIE. J'ai finalement réalisé, après de longues heures de masturbation intellectuelle, des heures de réflexions profondes, qu'en faisant la somme de cinq garçons gravitant autour de moi, il était possible d'obtenir l'équation parfaite de mon homme idéal. En additionnant un petit bout de ci, un petit bout de là, et en mélangeant le tout dans le bol de mon blender, on obtient : un garçon gentil, charmant aussi bien de par son mental que par ses attributs physiques, attentionné, passionné de musique (électro de préférence, mais aimant aussi varier en se tournant vers du classique, du rock'n'roll...) et de dessin d'une grande majorité des arts en général (arts de l'image, arts plastiques, arts du spectacle...), qui me fait rire, est parfois gras mais bien souvent tendre, affectueux et qui aime les câlins, fêtard mais pas trop, c'est-à-dire qui aime se lover dans mon canapé sous la couette le dimanche soir en regardant un bon film sur mon pc, un peu geek mais pas trop, et qui est capable de faire battre la chamade à mon coeur avec un frôlement, ou un simple regard... Donc oui, la résultante est que je suis AIGRIE, PUTAIN !

 

Et que du coup, je n'ai plus envie de faire d'efforts. Aucun d'entre eux n'est fait pour moi, c'tout.

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09 décembre 2009

Kill The Young - No Heroes

Parce qu'il a beau dire, je l'aime cette chanson.

Et sinon?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[ Rien ]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'me sens, comment dire... Un peu vide.

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08 décembre 2009

Oasis - Don't Look Back In Anger

J'ai mal, putain, j'ai mal partout.

Aux mollets, aux genoux, aux chevilles. Mal aux épaules, mal au ventre, mal à la tête. Mal aux yeux, à la nuque, aux poignets. Mal aux cheveux, au dos, aux pieds. Mal au doigt, mal aux cuisses, mal à la gorge.

Mais j'ai surtout mal :

 

Petite déprime hivernale?

 

 

Edit du lendemain : Un bel aller-retour dans la tronche...

O. dit :  c'est pas très bien que tu te rabatte sur lui comme ça, et peut etre que lui aussi se sent seul tout simplement.


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Guns N'Roses - Patience

Premier soir de l'année où je travaille, ça se fête ! 

Vous pouvez honnêtement vous demander "mais pourquoi une chanson aussi déprimante en un si merveilleux lundi soir ?" La réponse est simple : j'ai passé un fantastique week-end, la semaine est partie pour être au moins aussi bonne, mais je m'interroge sur un évènement survenu vendredi soir. Je garderai le silence sur cette interrogation pour le moment. C'est un peu trop personnel, je crois. Ou alors c'est juste que je grandis, que j'ai besoin d'avoir une réflexion sur le sujet par moi-même pour avancer.

Toujours est-il que je me sens un peu tristoune en ce moment. J'écoute des musiques qui me mettent au bord des larmes et je suis mélancolique. Mais ce n'est qu'une mauvaise passe. Juste besoin d'un câlin, ou deux, ou plus. Juste un gros manque d'affection. Mais ça va passer.

Et mes amies qui sont si loin...

 

no_soleil

Cette fille est à mon avis la seule qui mériterait d'être élue comme l'autre, .

Cet été, c'était trop bien. Et chez moi, il fait trop froid !

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29 novembre 2009

Moody Blues - Nights In White Satin

The usual sunday night feeling blue.

 

You need to stay in your place, girl. You must stick to the plan. The tears on your cheeks don't matter. Your heart tightening means nothing. Just stop thinking, stop drinking and start living.

Hot chocolate flowing in my veins, like a whole new brand of heroin. Wine down my throat, but that doesn't help. I want someone to hold me, hold me tight. I just can't stand being alone anymore.

You should not say that, girl. You know you could have had one of the best men you've ever met. You knew he was in love with you, you knew you had feelings for him too. But you did nothing. 'Cause he wasn't good enough, was he?

Waiting for a lover who never comes, I stand in front of my window, and I watch the rain pouring down onto the city. I wish I weren't alone. I watch for him in the streets. I think about him, night and day. Day and night.

You must stop doing those things, you naïve girl. Stop handing over your heart to guys who don't deserve it. Stop longing for the lost love you never had. Just enjoy and smile, let youself flow in the music...

 

Told you I didn't like sunday nights.

Bonus song : Muse - House of the rising sun. Gosh, I luuuuv Matt Bellamy's voice.

Dans la catégorie Matt Bellamy prends-moi toute : Muse - Creep.

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Gary Jules - Mad World

Parce que je ne pourrais jamais réutiliser cette chanson sans repenser à Angie.

 

Et parce que je crois savoir ce que j'aimerais me faire tatouer, maintenant :

Sans_titre

Le blog de Calirezo.

 

J'ai le temps de rien, comme d'hab en ce moment. Même pas le temps de dormir suffisamment pour rêver de mon petit blond.

Allez, au lit. J'ai une soutenance à préparer, moi, demain !

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28 novembre 2009

Uffie - Pop The Glock

 

"Paris, c'est toi la Butte"

 Partie I

Partie II

Partie III

- Partie IV -


Ce n'est que quelques jours plus tard que j'ai compris l'erreur dans laquelle j'étais, que je compris ce que je représentais vraiment pour Nathanaël.

Deux jours après "le" sms, n'ayant aucune nouvelle de lui, je lui en envoyais de nouveau un, cette fois-ci pour qu'on se voit. Je l'ai invité à prendre un café chez moi, le mercredi après-midi, lorsque la maison serait vide.

A l'heure dite j'étais assise dans la cuisine, sur une de ces atroces chaises chromées de mes parents, le menton dans la paume de la main. Comme tous les mercredis après-midi, j'étais seule à la maison, et personne ne serait là avant un moment : mes parents travaillaient toute la journée, et mon frère avait son entraînement de foot. Je commençais mon attente. Les petits gâteaux étaient dans une petite assiette en porcelaine délicate devant moi. Les tasses, les soucoupes et les cuillères sorties. Mad World de Gary Jules, première chanson de ma playlist du moment sur l'ancien ipod de Juliette, qui me l'avait offert quand je lui avais dit quelques semaines auparavant que je n'avais jamais eu de lecteur mp3, jouait sur les enceintes du salon. Il était 14h et les nuages étaient gorgés de pluie, le ciel de la fin d'hiver magnifique, dans des tons de bleus et oranges qui annoncent que l'orage est proche. Un ciel comme je les aimais.

A 14h25, je commençais à m'impatienter. La tenue que j'avais choisie pour ce premier rendez-vous en amoureux, premier rendez-vous officiel, était certes plutôt osée, jolie, mais fort peu confortable. La jupe était tellement courte que mes fesses étaient en contact direct avec le métal froid de la chaise, et le tee-shirt tellement court, décolleté et léger que j'avais de plus en plus froid à mesure que les minutes passaient.

A 14h33, l'interphone sonna. Je me précipitais hors de ma chaise et décrochais le combiné.

"Angie, c'est Nathanaël, désolé du retard ! Tu m'ouvres ?" me demanda-t-il de sa vois grave et un peu essoufflée dans le combiné.

"Bien sûr" répondis-je en appuyant sur le bouton d'ouverture de la porte. "Au 2ème, sur la gauche."

Je raccrochais, remettais la playlist à son commencement, et me laissais bercer par les notes de piano de l'intro, rapidement additionnées des bruits de pas de Nathanaël dans l'escalier. Il toqua à la porte, et je me dirigeais, en apparence le plus calmement du monde, vers la porte.

"Salut !" me dit-il lorsque j'ouvris la porte. Il se pencha vers moi, me fit un bisou léger sur la joue, et me regarda dans les yeux en me posant la question traditionnelle : "ça va?"

J'étais incapable de répondre, déstabilisée comme je l'étais. "Il m'a fait la bise !" pensais-je en mon for intérieur. Pourquoi me faisait-il la bise ? N'était-on pas en couple ? Etait-ce pour cela que je n'avais plus de nouvelles de lui depuis "le" sms ? Je bouillonnais, les questions se succédaient dans mon esprit sans interruption ni cheminement logique.

Figée sur place, je restais quelques instants avec mes questions en tête, puis un changement dans la musique, passant à Angie des Rolling Stones, me fit l'effet d'un choc électrique : je me penchais vers lui, de plus en plus près, les yeux grands ouverts à l'affut de la moindre de ses réactions. A ce moment, il regardait le plafond, aussi ne me vit-il approcher qu'à la dernière seconde. Sa bouche tordue en un léger sourire en coin, ses yeux exprimèrent d'abord la surprise, puis lorsque mes lèvres touchèrent les siennes, il ferma les yeux et m'empoigna doucement par la taille. Alors que je passais mes bras autour de son cou et l'attirait vers le canapé du salon, il me repoussa doucement de ses mains.

"Qu'est-ce que tu fais, Angie ?" me dit-il avec un sourire qui s'allongeait. "Tu ne crois quand même pas qu'on est en couple ?" fit-il abruptement.

J'avais une boule dans la gorge, et mes lèvres tremblaient tellement que je ne répondis pas. Voyant cela, Nathanaël prit ma main droite dans la sienne et se dirigea vers la cuisine en m'emmenant à sa suite. En passant le bar, il regardait les hauts plafonds, puis il se tourna vers moi, m'assit sur la chaise, et posa ses deux mains sur mes épaules.

"Je pensais que c'était clair pour toi comme pour moi, dès le début. Je ne suis pas à la recherche d'une relation longue durée. Ce que nous avons vécu l'autre soir c'était sympa, et on pourrait recommencer, mais je ne suis pas à la recherche d'une petite amie. C'est tellement moins prise de tête les plans cul !" Il me souriait en disant ça, et je ne voulais pas passer pour une cruche, c'est pourquoi j'enlevais ses mains de mes épaules, me levait, me dirigeait vers la machine à expresso et commençait à effectuer les mouvements rituels de la préparation du café avant de répondre : "Rassures-toi, c'est pareil pour moi. On a tous nos plans cul." Pour parfaire mon oeuvre de théâtre, je me tournais à demi vers lui, et lui lançait un sourire espiègle assorti d'un clin d'oeil. Ce qu'il ne vit pas, c'est qu'en me tournant à nouveau vers la machine à café, je mordais ma lèvre inférieure très fort pour ne pas pleurer.

Nathanaël rit, puis me dit, un sourire dans la voix, que cela le rassurait, parce qu'il m'appréciait beaucoup et qu'il espérait me revoir souvent. En effet, nos discussions s'avéraient non seulement intéressantes mais stimulantes, et il appréciait beaucoup de discuter avec des personnes ayant les mêmes goûts que lui.

Pendant son speech, j'avais le dos tourné à lui et les mains qui tremblaient sur la machine, et ce fut un miracle que le café ne se renverse pas partout sur le comptoir de la cuisine. Quand les deux cafés furent prêts, je me retournais vers la table, lui servait le sien, mettait mes deux sucres dans le mien, et commençait à touiller. Il rit. Lorsque je lui demandais ce qui le faisait rire, il me dit que ma façon de touiller le café avec un tel sérieux lui semblait comique, et je me joins bientôt à lui pour une petite séance d'autodérision.

~~~~~~~

Lorsqu'il fut partit, l'après-midi se mélangea dans un brouillard doux-amer et je remettais ma playlist à son début avant de m'effondrer sur le canapé en peau de pêche marron, mon préféré, et de m'enrouler dans une couverture toute douce beige qui était posée là. Les notes de piano et la voix mélodieuse de Gary Jules emplirent de nouveau le salon. Je saisis la télécommande sur la table basse en verre et fer forgé et montais le son jusqu'à ne plus entendre mes pensées, seulement la musique qui emplissait la pièce et mon esprit.

Je restais comme ça une bonne demie-heure, remettant la chanson à son début dès qu'elle se terminait, laissant les larmes de tristesse couler sur mes joues. Laissant tout de même un sourire se dessiner sur mes lèvres, à l'idée de l'après-midi que j'avais passée avec lui, aux discussions que nous avions eu, aux moments où il réfléchissait et où je pouvais contempler son profil tandis qu'il regardait la circulation qui allait et venait devant chez moi. La tristesse m'étreignait, mais je ne pouvais m'empêcher d'être optimiste. Je pensais : "tous les garçons disent ne pas vouloir de relation longue, mais je suis sûre que je peux le faire changer d'avis".

Lorsque la piste changea de nouveau pour "Angie", après une demie-heure de "Mad World", je me levais du canapé, repoussait la couverture et commençait à onduler doucement dans l'appartement. J'étais heureuse, j'étais aux anges. Je jetais mes bras en l'air en pensant : "bientôt, il sera à moi. Bientôt, il ne pourra plus se passer de moi." Je n'avais aucune idée de la façon dont j'allais réussir cet exploit, mais au fond de moi je le savais, j'y arriverais. Dussè-je m'accrocher, lutter contre une bonne poignée de filles toutes plus belles et mieux roulées que moi, je savais que rien ne me ferait changer d'avis avant d'avoir réussi à l'avoir.

Et puis, il paraît que c'est ça, le jeu de la séduction.

 

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PS: Ca, c'est mes cheveux cet été, pourquoi?

Posté par Absent_Minded à 23:51 - J'écris - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2009

Lou Reed - Heroin

Ce week end, je ne suis pas allée au Mont Saint Michel. Je n'ai pas vu Twilight 2.

Ce week end, j'ai passé du temps avec un copain de lycée plus ou moins perdu de vue. On n'a pas parlé beaucoup, on n'a pas ri beaucoup. Mais je pense qu'on a tous les deux passé un plus ou moins bon moment.

Ce n'est pas que je n'ai plus l'envie d'écrire. Ce n'est pas que j'ai perdu mes mots. C'est juste que je n'ai pas le temps. Et j'ai l'impression que plus ça va aller et moins je l'aurais, le temps. Dire que je ne fous rien en cours, mais que je n'ai le temps pour rien en dehors. Je fais des mots croisés pendant les cours tellement je m'ennuie, mais le reste du temps je n'ai le temps pour rien. Je passe mon temps à courir partout.

Tout va bien.

Ou pas.


Surtout, j'avais réussi à me détacher de ce garçon, le fameux petit blond. J'avais décidé que ce n'était pas possible, je m'étais fait une raison. Et voilà que j'ai l'impression qu'il s'intéresse à moi. Voilà que mon coeur recommence à pencher du mauvais côté de la balance.

Alors voilà, j'oscille entre le petit blond et T. Entre les deux mon coeur balance. Peut-être que si j'hésite autant, c'est parce qu'aucun des deux ne semble vraiment accessible. Entre celui qui ne semble pas me voir comme une potentielle petite amie, et celui qui en a une, de petite amie, mais semble me considérer comme une potentielle fort alléchante...

Don't touch me, please, I cannot stand the way you tease me.


Posté par Absent_Minded à 23:32 - Diary Time - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 novembre 2009

Milow - Ayo Technology

Ce soir, discussion avec un gars que j'aime plutôt bien - mais qui est maintenant en couple et heureux de l'être, d'après ce que l'on ma dit celui à propos duquel j'ai écrit ce texte. Voilà, en substance, ce qu'on s'est dit :

Moi  (sans aucune arrière-pensée) : Je te dois toujours un café.

Lui (avec un sourire en coin) : Juste un café?

Moi (jouant l'innocente) : Bah oui, juste un café. C'est ce dont il a toujours été question.

Lui (avec un sourire franc) : C'est dommage, maintenant je suis maqué. Parce qu'à l'époque ça n'aurait pas été juste un café…

GRAOUR ! Quand on sait ce qui c'était passé avant les vacances (voir texte en lien plus haut)...                                                                                                                                                                                                                                                                           J'AI LES BOULES!

Posté par Absent_Minded à 20:20 - Basic Instinct - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 novembre 2009

Yodelice - Sunday With A Flu

Ma mère ne m'a jamais aimée. Depuis ma naissance je le sais. Plutôt que de me bercer, elle me frappait. Plutôt que de m'aimer, elle me détestait. Plutôt que de me cajoler, elle hurlait. J'ai vite appris à passer outre, mais il n'empêche que ce genre de blessure reste ancrée au plus profond de notre personne jusqu'à la fin de notre vie. Les cicatrices ne disparaissent jamais complètement.

Quand je regarde les photos de familles d'autres gens, sur Google Images, ça me fait mal. J'ai le coeur qui se serre et je voudrais pleurer. Mais mes yeux restent désespérément secs. Dans mes souvenirs, jamais je n'ai pleuré. C'est quelque chose dont je suis incapable.

Je ne connais pas mon père. Je ne sais pas comment il est, à quoi il ressemble. C'est quelques chose qui a toujours manqué à ma vie. La pièce du puzzle qui permet d'en saisir le sens, l'essence.

Les psychiatres se feraient un plaisir de se perdre dans les méandres de mon cerveau. Il y a tant de névroses en moi qui ne seraient jamais apparues sans l'intervention de ma folle de mère, et l'absence de mon père. Ils diraient tous que je suis une malade à la recherche de son père, le complexe d'Oedipe incarné. Mais je m'en fiche. Ma vie est difficile, comme la vie est dure pour tout le monde. Je souffre, mais cette souffrance est un vent créatif qui me pousse en avant. Sans ma souffrance, jamais je ne serais arrivée à un tel sommet de mon art.

L'apothéose? Mon suicide. Minutieusement orchestré, soigneusement préparé. Ce sera fantastique, grandiose, spectaculaire ! Il n'y aura personne pour le voir, mais quand les photos paraîtront... Je me suis déjà arrangée. J'ai demandé à un ami photographe de venir demain matin, aux aurores, avec un appareil photo adapté à des prises de vue en extérieur. De près comme de loin. Je ne lui ai pas dit ce qu'il trouverait, mais je l'ai prévenu que ce serait glauque. Et il m'a promis de prendre des photos. J'ai même réalise quelques croquis des gros plans que je voulais.

Et ce soir? Je suis en haut de cet immeuble. Les pans de ma robe blanche immaculée volettent au vent. La pluie s'est retirée pour la nuit. La lune me fait signe, du haut du ciel nocturne. Dans un instant, je vais sauter.

Ma seule pensée, avant de réaliser ce grand saut qui ne m'effraie même pas, est pour cet homme. Je repense à ses mains puissantes, à son sourire chaleureux. Je vois ses yeux qui me lancent un appel, et je saute. Je lui souris, alors que le vent siffle à mes oreilles, et que le sol se rapproche à très grande vitesse.

Ma dernière pensée sera pour lui, mon coeur gonflé d'amour qui lui hurle en silence ce que je n'ai jamais osé lui dire. Ma bouche s'ouvre sur un "je t'aime."

Et mon crâne explose sur l'asphalte.

Posté par Absent_Minded à 21:36 - J'écris - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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