07 février 2010
Four Tet - Sing
Le retour des vacances s'annonce plus joyeux. Le sourire aux lèvres, heureuse de ces quelques temps passés loin de tout ça. Je pensais que ça serait difficile, mais même pas. La vie est revenue en moi, comme la sève dans les arbres au printemps. J'ai rit, chanté, dansé, oublié d'être triste. La maladie m'a cueillie par surprise. La journée à la clinique, sous perf. Les deux jours à dormir. Maintenant, ça va mieux. C'est la rentrée. Je retrouve mes marques dans mon appartement, mais pas celles de la tristesse. Les chansons tristes, je ne les écoute plus que d'une oreille. Je préfère m'en remettre à l'électro. Au nouveau Four Tet surtout, magnifique, majestueux. Majuscule, comme dirait quelqu'un.
Alors ce soir, j'oublie toute ma tristesse. J'oublie toute cette attente. Les moments passés auprès d'"elle" m'ont bien aidée. Je lui ai fait oublier le Mexique et ses parents tortionnaires, elle m'a fait oublier ce garçon. J'aimerais pouvoir dire qu'on a refait le monde, qu'on a conversé à bâtons rompus toutes les nuits, mais non. Simplement sa présence. Le fait d'être ensemble. La route toutes les deux, chantant, piaillant, regardant l'horizon. Le soin qu'elle a prit pour moi quand j'ai vomi tripes et boyaux, quand elle m'a poussée dans ma chaise roulante à la clinique, quand elle s'occupait de tout, pendant que je dormais sur les chaises en bois de la salle d'attente. Je lui ai dit merci, mais ça ne me semble pas suffisant. Ces quelques jours furent une bouffée d'oxygène. Grâce à elle, je me sens mieux. Et ça, ça vaut tous les mercis.
Je m'en retourne au travail, au rangement, au grand ménage. Pour moi, une nouvelle saison commence. Et avec elle, je me relève, je renais. J'oublie, je pardonne, je fais table rase du passé. La blessure de mon coeur commence tout juste à se cicatriser. Bientôt, ça ne sera plus qu'un mauvais souvenir.
La paix semble s'être finalement faite en moi.

20 janvier 2010
What the hell is happening to me?
But, guess what, I can't be weak. I gotta be strong for the others. Example : I was talking to my neighboor, who also happens to be one of my best friends, telling her I feel bad and all that stuff. And she answered, menacing me to come here to force me to work and stop depressing. But she's not feeling good either, as always. So I asked her to tell me more about it. Now we're talking about her, and I still feel bad, but noone's there to help me. Who do you want me to call? People get fed up sooo easily when you talk about that guy you like who doesn't like you. Because it's a classical story, it's not the end of the world, there are more important issues in the world, all that crap. But I feel bad. I don't want to kill myself. But friday, at that party when there were guys outside with guns, angry with some people in the party, I didn't even panic. I was freakishly calm. I didn't mind to die, in a way.
I want to call someone, a boy, who would come and cuddle me all night while I cry on his shoulder. Cause maybe that way I would actually cry. Something I haven't managed so far.
Never mind. If I just keep on telling me that I'm strong, maybe it will actually work.
I kinda don't believe it, though.
Louis Armstrong - La Vie En Rose
Des sms qui font mal. Même s'il n'y dit rien. L'espoir me faisait tenir. L'espoir qu'il soit ici. Mais non. Rentré chez lui. Certaines me disent que c'est un con, un connard. D'autres me disent qu'on n'a rien sans rien, quitte à jouer à la connasse. Je me fous de ce qu'elles disent. C'est lui que je veux. Et ce garçon, qui me fait tenir. Cet autre garçon si gentil. Même si ce n'est pas "lui", j'aimerais bien qu'il me prenne dans ses bras. Il est si gentil. J'ai besoin de m'effondrer sur l'épaule de quelqu'un. Mais j'ai trop de fierté pour le faire sur celles que les filles me proposent.
Au hand, grosse gamelle. A l'atterrissage, le souffle coupé. L'impression que ma colonne vertébrale s'est sectionnée en deux à la base de la nuque. Mal du haut du dos au sommet du crâne. Sur le coup, le sourire. Puis les étoiles. Les larmes. Je ne sais trop comment, mais je les ai retenues au minimum celles-là. Juste celles qu'a suscitée la douleur. Pas celles qui rêvent de sortir depuis vendredi dernier.
Pas la tête aux révisions. J'y arrive pas. Et pourtant, il va bien falloir. Mais tellement envie de me pelotonner et de craquer. Briser les barrages, les digues de fortune qui retiennent ma tristesse. Me laisser aller et qu'il soit là pour me tenir dans ses bras.
C'est beau de rêver. Mais j'ai mal. Et personne à qui le dire.
EDIT de 2h: Ca y est, j'ai la motivation pour bosser. Au moins quand je m'intéresse à ce que j'écris, je pense moins à lui. Trop dommage, j'ai cours demain matin à 8h30. Obligée de me lever. Donc de me coucher tôt. Trop dommage...
EDIT de 2h30: Je regarde des vidéos que je devrais pas. Des vidéos plus ou moins perso, qui ne sont pas à moi. Ca me fait encore plus mal mais je m'en fous. Quitte à saigner, autant le faire dans les règles de l'art. Jusqu'au bout.
18 janvier 2010
...
J'ai vu des photos de sa copine et... Elle est même pas belle !!
PS: Ouais, au lieu de traîner sur FB je ferais mieux de bosser mes partiels, je sais...
Wax Tailor (feat. Charlotte Savary) - Dragon Chasers
C'est finalement après 3 nuits de sorties jusqu'à tard que je reviens par ici. J'ai la gueule de bois du week-end, celle qui n'est pas due à l'alcool mais à tout le reste. La gueule de bois du grand air : une après-midi avec un poney et sa propriétaire. J'ai remonté. J'ai galopé. J'ai adoré. Une soirée crêpes qui se termine tôt, me laissant du temps pour taffer. Samedi? La soirée qui s'est finie chez un petit jeunot de 18 piges. A faire les folles dans un appart avec les autres "vieilles" de 20 et quelques, qui nous faisions draguer par des minets fan des BB Brunes. Rentrées chez moi à 5h30, spaghetti bolognaise. Normal. Et vendredi? Pareillement rentrée à 5h30, mais après une soirée plus bizarre. Les gens de la promo, de l'alcool, un déprimé. Une presque-baston avec des mecs qui se sont faits refouler de boîte et qui, rentrant vers le centre-ville, ont agressé les pauvres 3 fumeurs qui étaient au balcon. Plus jamais de soirées au rez-de-chaussée avec un mec qui veut se battre dans le lot.
Les révisions? Pas commencé. Je finis mon projet SketchUp. De toute façon, la semaine de révisions, officiellement, ne commence que lundi. Pas vrai?
Je retourne à ma maison vernaculaire (ou pas).
Le fun fact du jour : Je suis plus vieille que Cyprien Iov, du Rewind. De 2 mois et quelques. J'me sens vieille.
12 janvier 2010
The Who - Teenage Wasteland
I used to let my door open for you every single night, in case you came during the night asking for a shelter or wanting to see me and tell me that you loved me.
Now I know you have a girlfriend. Tonight, I closed the door so noone can hear me crying and come rescue me.
Fuck, I can't stop thinking about it. About him. It won't take long before I break down.
EDIT du 13 :
J'en ai marre de tourner en rond chez moi à manger de la soupe et regarder de la guimauve pour oublier le pathétique de ma situation ! Ce soir je VEUX sortir m'amuser !
10 janvier 2010
Pink Floyd - Wish You Were Here
Vendredi soir, c'était mon gala. J'ai beaucoup dansé, surtout avec un certain garçon qui m'a fait tourner, tourner... Que j'ai embrassé. Qui a une copine. Dont le téléphone a fini, je ne sais trop comment, dans mon sac à main. Qui est venu le lendemain le récupérer. Qui est resté près de deux heures.
Et les témoins me disent des choses qui font mal. Des choses qui font que je suis toujours là, avec mes questions.
Des choses comme : "ça se voit, il n'avait pas envie de partir".
Alors que j'avais décidé de la tourner, cette putain de page.
Horoscope du jour : Take baby steps today as you try to cement a relationship. You're taking the right approach, but it needs finesse. Things start to get a little crazy later in the day, and you may need to retreat for a bit.
Grumpf.
06 janvier 2010
AC/DC - Hells Bells
Pour retenir ces larmes qui ne veulent pas couler.
Les talons qui claquent dans l'escalier. Rien à foutre des voisins, je les fais claquer exprès. Et ce connard du 3ème, qu'il ouvre sa porte et je me ferai un plaisir de lui foutre mon pied entre les jambes. Mes talons claquent fort sur les marches. J'ouvre la porte d'un coup violent. Rentre dans mon appart. Douche bien chaude. Thé. Et un sms d'excuse qui me redonne le sourire, ou presque.
Allongée sur le canapé, la neige doucement tombe à ma fenêtre. Je sirote un chocolat chaud devant Anastasia et je suis bien, sous ma couverture. Je pleure presque quand elle retrouve sa grand mère, puis m'endors devant la bataille finale. Il fait froid, dans mon grand appartement vide. J'aimerais sortir boire un verre avec un ou deux amis. Discuter autour d'un verre, avec une musique tranquille.
Devant mon bol de soupe, je me dis que des fois, être seule, c'est chiant. Je me prends à rêver de ce gala. De ce garçon. Osera-t-il? Oserai-je? La réponse je ne l'aurai que vendredi soir. Dans mon bol, les morceaux de navet, de carotte et de poireau se battent en duel. Tenir. Pour être la plus belle pour aller danser. Superficialité du processus signifierait-elle superficialité de l'objectif?
En cours, l'ordinateur allumé de la voisine attire mon regard. J'ai beau essayer de me concentrer, mon esprit vagabonde, comme un de ces imbéciles de moutons, dans un champ couvert de pâquerettes. Incapable du moindre effort mental, je bave devant l'écran. Génération dont les yeux se fixent sur les écrans comme les mouches sur le miel. Gavée au dessin animé romantique et au sang artificiel.
Sous la couette, dans mon grand lit froid, je me surprends à grelotter. Les rêves m'emportent dans un monde tellement proche de celui dans lequel je vis que j'en viens, parfois, à n'en plus faire la différence. Il suffit d'un geste, d'un regard, et je fonds, mais pas comme la neige au soleil car celle-ci tient au sol. Il fait trop froid. Coupures de courant en Bretagne, et moi qui suis en Normandie.
Et le matin, les yeux collés par le sommeil qui me manque, je retrouve forme humaine devant ma tasse de thé. La radio hurle les derniers tubes à la mode, les animateurs rient de leurs blagues. Passage à la phase nettoyage, buée sur les miroirs de ma salle de bain, musicalement Back to Basics. AC/DC, the Doors, The Who et Pink Floyd, toute la journée sur mon baladeur. Et ce trait de noir au bord des yeux.
Pour retenir ces larmes qui ne veulent pas couler.
31 décembre 2009
Basement Jaxx - Take Me Back To Your House
4h de SketchUp, je pète un câble. GRAVE !
DORMIR !?? HAHAHA POURQUOI FAIRE !? DORMIR C'EST POUR LES LOPETTES !!
Vivement que le soleil se lèèèèève...
PS: La phrase en majuscule est un plagiat honteux (ou presque) librement inspiré d'une remarque de Boulet...
Pink Floyd - Another Brick In The Wall
Je fais une crise d'angoisse. Et merde.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
NB: Et une nuit d'insomnie, une. Ca tombe bien, j'ai mon projet archi à avancer.