12 juin 2011

Metronomy - The Bay

Un message sur SMS m'a bouleversée. Il disait "J'ai toujours fait passer les études avant le reste, mais là, j'hésite". Je ressens la même chose, sauf qu'au lieu des études, c'est ma carrière que je mets dans la balance.

Mon coeur bat pour un "lui", et entre "lui" et "moi", il y a un océan. Entre ma carrière, ici, et ma vie sentimentale, là-bas, il y a une saloperie d'océan. Mon cerveau me dit de rester là, d'être une ingénieur qui fait bien son boulot, quitte à rester coincée à Niort toute ma vie. Vieille fille. Mon coeur par contre me dit de prendre le premier avion et de retourner chez lui. J'arrive plus à vivre pleinement ma vie, à la croquer à pleines dents, depuis que je me suis rendue compte des sentiments que j'ai pour lui. Le soir, quand j'arrête les séries et que je passe sur ma playlist Spotify spécialement faite pour m'endormir, j'ai le coeur qui se serre. Je l'imagine avec moi, je souris. Mais une partie de moi, une bien trop grande partie de moi, sait que c'est faux, que ce n'est qu'un fantasme de mon pauvre cerveau qui n'en peut plus de lutter, et qui ne souhaite qu'une chose : se reposer.

Je me demande si, malgré moi, je ne sombre pas dans la dépression. Pas que je m'apitoie sur mon sort, au contraire. Toujours de nature joyeuse, même au bureau les gens me voient comme une fille toujours souriante, souvent sérieuse. Comme une functioning alcoholic, je crois que je suis une functioning dépressive. Je traîne ça en moi depuis tellement longtemps que je n'en ai simplement plus conscience.

Le soir dans mon lit, je le vois avec moi comme il n'a jamais été, je nous vois ensemble, vraiment ensemble, et j'adore ça. Mais je sais bien que ce n'est que dans ma tête. Comment pourrions nous être un couple, sachant que près de 5000km nous séparent? Et le soir, je me dis que je pourrais faire ça : quitter mon job, traverser l'Atlantique, et me trouver un part time job. Je pourrais. J'y pense. J'ai les moyens. J'en ai envie. Mais je sais que ça décevrait énormément mes parents. Pourquoi m'avoir payé une école d'ingénieur si c'est pour que j'aille bosser dans un coffee shop aux US ? Partir temporairement à l'autre bout du monde, pourquoi pas, tant que c'est pour revenir ici et être ingénieur. Ne pas quitter mon job. Moi-même, je ne peux m'y résoudre. J'aimerais, mais je n'ose pas. J'ai peur. Je ne veux pas. Mais je le veux tellement.

Et quand il me dit I should come back and work in France je ne peux m'empêcher d'avoir envie de lui hurler DO IT ! Come here and you can live with me, we'll learn to be around one another, and mabe then you'll love me back. Mais ça non plus je ne lui dit pas. Ou juste à demi mot. Ce n'est sûrement pas suffisant. Mais, et je suis comme ça, je ne peux pas risquer de lui dire I'm in love with you, I'd do anything for you, parce que j'ai trop peur de le perdre. Quand je pense à lui, le soleil brille dans mon coeur. Ca ne veut rien dire, mais c'est comme ça que je vois les choses. Je ne vis plus ma vie que dans l'attente du jour où on pourra être ensemble. Making it happen, c'est devenu mon but dans la vie. Et en général, penser à lui me faire sourire plus que pleurer.

Mais hier soir, je l'ai attendu longtemps, il est arrivé tard et reparti tôt. I had put so much hope in that evening, and it was all just shattered. Je me suis déconnectée avec l'envie de lui hurler dessus. Et depuis j'attends qu'il essaye de me recontacter. Par n'importe quel moyen.

Il ne le fait pas. Ne le fera pas. Didn't realize what that did to me.

Le pire je crois, c'est que je n'aie personne à qui en parler. Personne qui me laisserait imploser, pleurer, me serrerait dans ses bras en me disant que ça va aller. Qui m'écouterait parler de lui entre deux sanglots. Qui comprendrait ce que je ressens.

Et je continuer à avancer mon mémoire. Et à prier pour être embauchée ici, pouvoir louer un appartement plus grand, où je pourrais inviter des gens sans avoir honte de l'endroit où je vis. Je continue de travailler. Je continue de lutter. Je continue de vivre, avec cette boule dans la gorge qui grossit chaque nuit.

I keep holding on.

Posté par Absent_Minded à 20:16 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur Metronomy - The Bay

    Tu as rencontré comment le gars qui vit de l'autre côté de l'océan ? Tu aimes bien les hommes séparés d'une mer/océan au début j'ai cru que c'était l'english.
    Courage ma belle, termine tes études, vois comment tu avances, tu auras bien le temps de tout claquer pour lui. Cela fait longtemps entre vous ?
    Je t'embrasse et je suis contente d'avoir de tes news

    Posté par helma, 15 juin 2011 à 23:39 | | Répondre
  • Bonjour Clo, ça fait tellement longtemps.
    Je suis très heureuse de lire de tes nouvelles. Oui, même si tu nous fait part ici d'un grand dilemne. Je ne sais pas ce que je pourrais faire, par amour...
    Je t'envoie beaucoup de patience, de courage, et aussi de bises amicales
    Merci d'être revenue =)
    Jo

    Posté par Jo la Lose, 18 juin 2011 à 13:33 | | Répondre
  • juste un petit mot pour que tu saches que je continue de te lire.. tu écris bien !
    Garde courage .. on ne sait jamais ce que l'avenir réserve !

    Posté par ambre, 20 août 2011 à 21:17 | | Répondre
  • Bonsoir Clo,
    Je ne sais pas si tu lis encore les commentaires venants d'ici. Je remettais simplement mon blog en vie, et je suis naturellement repassée par ici.
    Tes histoires me manquent, avoir de tes nouvelles aussi.
    J'espère que tu vas bien.
    Bises amicales,
    Joanna

    Posté par Jo la Lose, 01 février 2012 à 22:49 | | Répondre
  • Et maintenant ?

    Posté par nhan_hien, 21 octobre 2012 à 00:36 | | Répondre
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